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Daniel
Lallemand fête ses dix ans de peinture
"Ouest France mardi
01/08/06"
A force de chercher sa vie, on finit par la trouver.
Celle de Daniel Lallemand était d'être
peintre. " J'ai peint ma première huile
en 1964 ", raconte-t-il avec un zeste d'enthousiasme,
une esquisse de sourire, un rien de plaisir et quelques
bribes de réel étonnement. " En 1968,
je suis parti deux mois dans le sud de la France, avec
mon chevalet. " Oui mais, au retour, foin des couleurs,
des ciels et de la vie de bohème. C'était
l'armée, " en Allemagne ".
Sorti de cette existence kaki, Daniel Lallemand travaille
dans la formation, dans le commerce, dans le conseil
Ses vies s'enchaînent, rebondissent d'un événement
à un autre jusqu'aux trois coups du hasard à
sa porte. " On m'a proposé de venir tenir
un cabinet d'assurance à Honfleur. J'ai été
rattrapé par le destin. " Sitôt débarqué
l'assureur reprend don chevalet et s'en va peintre sur
le motif. " C'était un plaisir de gosse
retrouvé ; " Il accroche son premier tableau
chez lui ; " On a voulu me l'acheter ; " Il
en peint un deuxième. Même chose. Le destin
n'en peut plus de se lasser de montrer la voie. Pour
Daniel Lallemand, c'est celle qui conduit au quai Saint-Etienne.
" J'ai commencé en 1996. Deux ans après,
j'ai franchi le pas puis j'ai ouvert ma galerie. "
Artiste peintre, cela sonne juste à l'oreille
de Daniel Lallemand, et à celle de Nelly, son
épouse. Mais derrière l'écho de
ce joli son, il y a le travail. " C'est une passion.
" Avec ce petit truc : " J'essaie de mettre
quelque chose de nouveau dans chaque tableau. "
Et cette exigence de voyages. " Je ne peux pas
peindre Honfleur douze mois sur douze.
J'ai besoin de partir, d'aller à Giverny, dans
le midi, dans la Drôme provençale et sur
la côte. Maintenant, je peins aussi aux Antilles.
Quand je reviens à Honfleur, je me dis : "Ce
n'est pas possible, je n'avais pas vu ça. "
Il y a des gris que je redécouvre. " Ce
regard neuf se pose sur le Vieux-Bassin, bien sûr,
mais également sur la plage, sur le jardin des
personnalités, " y compris avec les cheminées
du Havre et les portiques de Port 2000. "
Chaque fois, l'artiste s'attelle à son tableau,
sachant qu'il va passer par " des moments d'enthousiasmes,
puis de déception et de découragement.
Je ne suis jamais satisfait. ", avoue-t-il. Il
n'empêche qu'il peint presque tous les jours,
chez lui, dehors, dans l'atelier, devant les clients.
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